De retour des Journées Nationales des MIAGE 2011

Je suis rentré samedi des Journées Nationales des MIAGE (JNM) 2011 qui se sont tenues à Orsay les trois jours qui ont précédé. Ces journées se sont avérées être un sacré événement dans ma petite vie d’étudiant et je me devais donc d’en parler ici.

Les JNM, kesako ?

Trois jours de folie, organisés chaque année par l’une des MIAGE qui accueille une vingtaine d’étudiants de toutes les MIAGE, les directeurs, les associations d’anciens. Pour y faire quoi ? La fête, des conférences, un concours vidéo… c’est bon enfant, c’est fatiguant, c’est enrichissant, c’est l’occasion de rencontrer plein de monde : c’est vraiment un bel événement.

Une organisation légèrement défaillante ? Pas de soucis !

C’était la première fois que je participais aux JNM et avec tout ce que j’ai pu entendre ces deux dernières années à ce sujet, mes attentes étaient particulièrement élevées.

Dommage pour moi, l’organisation locale a un peu galéré à tenir l’évènement de bout en bout. Que ce soit l’hôtel à 1H de route du campus et excessivement loin de n’importe quel point de ravitaillement, les quantités de nourritures et de boissons souvent minimisées, les nombreux soucis techniques pendant le concours vidéo, la soirée étudiante à l’ambiance assez proche d’une boom,… on sentait facilement que les organisateurs ont manqué d’un peu de temps.

Heureusement, malgré ces problèmes, j’ai vraiment passé des journées fabuleuses. L’ambiance de folie que chacune des MIAGE s’attèle à tirer vers le haut fait qu’il y a toujours quelqu’un chose d’inattendu qui surgit de nulle part. Les rencontres avec de nouveaux miagistes venus de toute la France, les retrouvailles et les discussions jusqu’à pas d’heure avec ceux que je connaissais déjà, les quelques moments de calme partagé avec les autres nancéens, les échanges avec les anciens qui racontent leur vie qui fait envie une fois le diplôme en poche… Des souvenirs en pagaille en quelques jours seulement !

De plus, les organisateurs ont au moins eu la présence d’esprit de mettre une bonne partie de leur énergie dans le gala de clôture qui était selon moi une franche réussite.

JNM 2011 - Les Présidents des Associations  de Nancy  et le Directeur de la MIAGE de Nancy

Les Présidents des Associations et le Directeur

A noter aussi les conférences tenues en journées sur des thèmes d’actualité tels que le cloud computing et l’utilisation des réseaux sociaux en entreprise. Je n’ai hélas pas pu en voir la totalité mais, même si tout n’était pas extrêmement intéressant, il y avait vraiment de bonnes choses à tirer de ces conférences.

Vivement la prochaine édition

Au final j’ai vraiment apprécié ces JNM et j’ai vraiment hâte de pouvoir participer à la prochaine édition qui se tiendra à Lille. Je suis d’ailleurs assez impressionné de voir que l’organisation de cet événement a déjà démarré, ce qui laisse entrevoir tout ceci sous les meilleurs auspices.

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Mon hommage à Patrick Roy

Même si la politique n’a jamais été un domaine qui m’a particulièrement passionné, certains politiciens de ma génération ont su attirer mon regard. Certes, ils n’auraient jamais réussi à me vendre une carte d’un parti quelconque, mais ils ont au moins réussi à obtenir mon respect ou mon admiration.

Le député maire Patrick Roy était l’une de ces rares personnes et il était probablement l’une de celle que je respectais le plus. Selon moi, sa franchise, son sens de l’humour, son intégrité, son assiduité dans l’hémicycle et sa volonté de défendre la diversité culturelle en France, notamment grâce à Internet, ont fait de lui un politicien exemplaire, un honneur pour notre république.

Patrick Roy est décédé dans la nuit du lundi 2 au mardi 2 mai 2011, des suites de son cancer.

Afin de lui rendre hommage, quelques vidéos m’ayant marqué de cet homme incroyable.

« La vie est belle. »

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PlayStation Network piraté, cause et conséquences

Cela n’aura pas échappé à bon nombre de joueurs, le service PlayStation Network de Sony est hors-ligne depuis environ deux semaines, la faute à un piratage peu banal. Autant dire que pour un service en ligne c’est une sacrée épine dans le pied. Revenons un peu sur les faits et sur leurs conséquences à court et à long terme.

Blackout

Comment peut-on expliquer la coupure d’un service utilisé quotidiennement par des millions de personnes et un silence radio d’une semaine laissant les utilisateurs dans le flou total. C’est simple, par une attaque historique !

Ainsi, le PlayStation Network de Sony a été victime aux alentours du 18 avril d’une attaque hors du commun. Même si la firme ne rentre pas dans les détails, c’est la base de données des utilisateurs du service qui a été ciblée. En clair, c’est l’ensemble des données personnelles et bancaires de 77 millions utilisateurs, stockées par le service, qui a été compromis. Dans les faits et selon les sources, ce serait entre 700 000 et 2 200 000 entrées qui auraient été effectivement touchées. Là où le bât blesse, c’est que selon les premiers retours, seules les informations bancaires partiellement présentes dans la base de données étaient cryptées, une erreur grossière. Adresses, dates de naissance et autres coordonnées ont donc pu être dérobées et peuvent être exploitées très facilement.

Forcément, lorsque l’on est la société victime d’une telle attaque, il est probablement sage de prendre un peu de temps avant d’alerter la foule en délire. Du temps pour informer en priorité les partenaires commerciaux (principalement les banques) et les actionnaires majoritaires, du temps pour formuler les choses correctement afin de les rendre intelligibles au grand public, mais aussi du temps pour évaluer correctement la situation avant de remettre le service en route. Car oui, retracer le déroulement d’une attaque informatique de grande envergure peu s’avérer compliqué, parfois bien plus que la mise en place d’une solution corrigeant le problème.

A ce niveau là, on ne parle évidemment pas d’un pirate du dimanche ou de piratage de consoles, mais bien d’une intrusion critique au sein du système d’information de Sony. Et pour une société comme Sony, les données personnelles et bancaires des clients sont aussi difficiles à obtenir que facile à monétiser. Selon la quantité de données effectivement amassées, la valeur du butin peut donc devenir rapidement gargantuesque.

Cela-dit, pour le moment, personne n’a été clairement identifié comme étant à l’origine de cette attaque. Impossible de dire si c’est là l’œuvre d’une ou plusieurs personnes, et encore moins si Anonymous est mêlé à cette affaire, comme beaucoup le laissent entendre. Pour les non-initiés et pour faire simple, Anonymous est un groupe de défenseurs anonymes du web, à la structure assez anarchique et qui a une dent contre Sony. Cette structure n’ayant ni porte-parole ni chef, impossible de s’assurer de la véracité d’un quelconque démenti.

Conséquences

Vu l’ampleur du problème, il y aura forcément des conséquences plus ou moins graves. A court terme, cette affaire fera essentiellement du mal à l’image de Sony et à son action. On peut aussi imaginer qu’une ou plusieurs Class Action vont voir le jour aux Etats-Unis. Mais la société jouit d’un bon capital sympathie et devrait finalement s’en remettre assez rapidement.

Selon moi, les conséquences réelles se situent davantage sur le long terme et pourraient être beaucoup plus graves. En effet, si un acteur majeur du numérique tel que Sony n’est pas capable de sécuriser efficacement les données de ces utilisateurs, qui le peut ?

Et des acteurs ayant d’énormes informations personnelles et bancaires à notre sujet, il y en a beaucoup : Apple, Amazon, Microsoft, eBay et j’en passe. Le fait est que, même pour de si grosses sociétés, il est impossible d’assurer à 100% la non-vulnérabilité d’un système, et que le grand public en est globalement assez peu conscient. Le risque 0 n’existe pas et n’existera probablement jamais ! On assiste donc là à un paradoxe entre des entreprises qui dépensent et veulent gagner beaucoup d’argent grâce au dématérialisé, et le grand public qui pourrait commencer à réaliser les conséquences réelles d’un tel changement dans le stockage des informations. Pour le coup, même la CNIL semble maintenant s’intéresser, un peu tardivement, à la façon dont Sony gère ses données utilisateurs.

Car pour les entreprises, le passage au tout numérique est quelque chose qui a beaucoup à leur apporter. Réduction des coûts, obtention de données clients, contrôle d’une grande partie ou de la totalité de l’environnement utilisateur, diminution des intermédiaires sont autant d’avantages les attirant sur ce terrain. Mais ces avantages ne valent plus rien si l’on ne peut pas assurer à l’utilisateur une disponibilité de service et une sécurité des données à toute épreuve. Hors si les industries et le grand public ne font plus confiance aux tiers à qui ils confient leurs données, les pertes pourraient être considérables.

Pour le coup, je ne peux d’ailleurs qu’encourager les jeunes qui souhaiteraient s’orienter vers la sécurité informatique, qui sera selon moi l’un des grands défis des années à venir… et croyez-moi que les entreprises vont s’arracher ces profils.

Même si au final il est impossible d’évaluer avec certitude le coût d’une telle attaque, le fait est que si ce genre d’accident se reproduit trop souvent, la confiance des clients et des utilisateurs va vite disparaître et l’économie numérique en pâtira très rapidement. Aux entreprises d’être suffisamment maniaques, malignes et pointilleuses pour empêcher cela.

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Avril 2011 c’était…

Les mois se suivent et ne se ressemblent pas et voici ce que j’ai retenu du mois qui vient de s’écouler.

Pour moi, avril 2011, en vrac et en dix points, c’était :

  • Quelques bourrasques assez impressionnantes aux Etats-Unis Lien Externe
  • Le discours du président sur Internet et le numérique Lien Externe , début d’une opération séduction des internautes en vue de 2012 et à l’occasion de la création (tardive) du Conseil National du NumériqueLien Externe
  • Une attaque hors du commun du PlayStation Network Lien Externe
  • Les iPhone un peu trop curieux et bavards Lien Externe
  • Photosynth de Microsoft, sur iPhone. Une excellente appli gratuite que vous devez essayer si vous voulez prendre des photos panoramiques ! Lien Externe
  • La sortie de Portal 2, le tant attendu ! Lien Externe
  • Un livre a priori passionnant sur l’un des chapitres les plus importants de l’histoire de Nintendo (si quelqu’un veut me faire un cadeau…) Lien Externe
  • Le chant du cygne pour Google Videos Lien Externe
  • Scott Pilgrim VS The World disponible en DVD et Blu-Ray Lien Externe
  • Les derniers cours, des projets, des soutenances, des partiels et donc peu de sommeil
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Ma licence touche à sa fin

Et voilà, après deux belles années, ma licence se termine. Alors qu’il y a deux ans j’étais dans les révisions et en plein rush de Pratique de Techniques Informatiques pour conclure mon BTS Informatique de Gestion, je viens de finir mes partiels de licence ISC cursus MIAGE et me voilà au pas de la porte du master MIAGE pour deux nouvelles années. L’occasion pour moi de revenir sur ces derniers mois.

Le premier semestre

Grand changement pour cette troisième année de licence : on est nombreux ! De 25, on est passé à 50, la plupart des nouveaux étudiants arrivant avec un DUT Informatique en poche et donc avec un meilleur bagage technique que la plupart de ceux venant de licence (c’est là qu’on est content d’avoir fait un BTS avant, on se sent un peu moins à la ramasse). Pour le coup, c’est aussi l’occasion de pouvoir rencontrer pas mal de nouvelles personnes et d’apprendre beaucoup d’eux.

Étonnamment calme, ce premier semestre nous a permis de bâtir une bonne ambiance entre nous, ce qui est loin d’être désagréable à un niveau universitaire. De plus, je sortais de 4 mois de travail en usine, je n’étais donc pas contre un redémarrage légèrement en douceur, car vraiment, pouvoir prendre un peu de temps pour se remettre à la programmation orientée objet ou aux automates, c’est un confort non négligeable.

Le premier semestre restera aussi pour moi le semestre du passage de témoin entre l’ancien bureau de l’association MIAGE Réalisations et le bureau actuel dont je suis président.

Le second semestre

Si la douceur, apparemment accidentelle, du premier semestre m’avait vraiment étonné, c’est la violence des deux derniers mois de licence qui m’a marqué. Nos responsables ayant préféré nous faire partir en stage dès les vacances de Pâques, cela a fortement réduit le temps de préparation des nombreux projets et le temps de révision avant les partiels.

Et même en s’y prenant longuement à l’avance, les dernières semaines ont été une course contre la montre constante nous poussant à faire vite et bien. L’ensemble des projets étant variés et à faire en groupe, j’ai eu la chance d’avoir toute l’année des camarades sérieux, aux compétences multiples grâce à qui la répartition des tâches a pu se faire équitablement et intelligemment. Ces semaines ont aussi été l’occasion d’apprendre à préparer de bonnes soutenances en peu de temps et de se serrer les coudes à l’approche des partiels pour lesquels les temps de révision étaient très réduits.

Alors forcément, malgré les quelques semaines de cours avec lesquelles ce semestre a commencé, je retiens surtout ces dernières semaines éprouvantes… mais dont je garde déjà un excellent souvenir vu que l’ensemble des projets a été bouclé sans être bâclé, voir même carrément réussi; sans doute le sentiment du travail bien accompli. Mais tout de même, les quelques jours de vacances à venir vont me faire un bien fou.

Et maintenant… ?

Maintenant il me reste à attendre mes notes de projets et de partiels afin d’être certain d’avoir validé ma licence… mais je ne me fais pas vraiment de soucis : les projets tournaient bien, les partiels ne se sont pas trop mal passés, il ne devrait donc pas y avoir de mauvaise surprise.

Ma licence se termine sur un stage de trois mois. J’effectuerai le mien au sein de la société Netlor, une SSII située en périphérie de Nancy. Même si le sujet de mon stage n’est pas encore très clair, il portera sur l’indexation massive de données… mais je reviendrai sur ce stage un peu plus tard.

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